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Zéro Déchet, de Béa Johnson

Quand vous avez des tonnes de gadgets (dans la cuisine), vous vous éloignez des aliments, alors que, si vous utilisez un mortier et un pilon, ou si vous hachez à la main au lieu d’utiliser une machine, vous commencez à vous sentir plus autonome, responsable de ce que vous faites. Vivre avec moins n’enlève rien à votre vie, cela l’améliore. Selon le principe de Pareto, environ 80% des effets sont le produit de 20% des causes. Dire que 20% des articles ménagers servent 80% du temps serait généreux. Les 80% qui restent ne sont pas vraiment utiles. En théorie, simplifier une cuisine devrait être aussi facile qu’évaluer les 20% dont nous nous servons et nous débarrasser du reste.

Colin Beavan: No impact man

Quelle différence peut faire un individu isolé dans la lutte contre le changement climatique? Absolument aucune s’il ne tente rien. Qui sait quelle influence il est susceptible d’exercer sur les autres?

Avant de rebâtir à l’identique le système actuel à coups de technologie, je crois que nous devons d’abord nous demander si ce système nous rend heureux. Ne perpétuons pas ce qui ne fait pas notre bonheur, ni celui de la planète.

Le plus dur, c’est de modifier ses habitudes. De se faire violence pour sortir de l’ornière et apprendre à vivre différemment. Pendant un moment, tout en vous rechigne à s’arracher à la routine. Pendant un mois, exactement. C’est le temps qu’il faut, paraît-il, pour rompre avec une habitude. […] ça vous paraît terriblement pénible de faire autrement. Non pas que la nouvelle façon de faire présente une réelle difficulté. Mais parce que votre vie tout entière est structurée autour de votre ancienne manière de procéder. C’est ce que l’on appelle les « douleurs de croissance ». Mais quelle autre solution avons-nous? Celle de ne pas grandir?

80% des produits sont à usage unique. Aussi insignifiant que paraisse mon mouchoir en papier, il est révélateur d’une multitude de choix individuels et culturels que nous faisons chaque jour et par lesquels nous envoyons les ressources naturelles, à peine utilisées, à la décharge ou à l’incinérateur.

Je jette et je gaspille pour des raisons de commodité, afin de passer moins de temps à subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. Ah oui? Depuis quand se nourrir est-il si accessoire que nous n’y prenons plus de plaisir? Depuis quand est-ce si pénible de cuisiner pour sa famille? Qu’avons-nous de plus important à faire?

L’art de la simplicité, de Dominique Loreau

Notre culture s’accommode mal de ceux qui choisissent de vivre frugalement, car ces derniers représentent un danger pour l’économie et la société de consommation. Ils sont considérés comme des marginaux, des individus inquiétants. Les personnes qui, par choix, vivent modestement, mangent peu, gaspillent peu, cancanent peu ou jamais, sont qualifiées d’avares, d’hypocrites et d’asociales.

Construisez votre mode de pensée chaque jour. Heure par heure, vous pouvez vous créer une santé radieuse, une vie réussie, le bonheur, grâce à vos idées, à vos croyances, aux situations que vous répétez dans le studio de votre mental. Mais à moins qu’il n’y ait une vision dans le mental, celui-ci ne pourra pas agir, car il n’aura pas de direction à prendre.

Émotions, anxiétés, dépressions nerveuses sont toxiques. Nous nous détruisons mentalement et physiquement avec la rébellion, la peur, la jalousie, les frustrations, la haine, le ressentiment… Les pensées négatives obstruent le cerveau, empêchant l’amour et le bonheur d’y circuler librement.

Ne traitez pas les problèmes, transcendez-les. Se focaliser sur un problème, c’est le maintenir vivant, et par la même occasion, nous empêcher d’aller de l’avant. Les pensées négatives n’ont pas besoin d’être analysées, disséquées, étudiées sinon elles essaiment. Refusez de vous empoisonner la vie avec de vieilles habitudes de rancunes et de blessures non pardonnées. Mettez au panier les détritus du passé. Ne gardez que les bons souvenirs. Cessez de penser que la personne que vous étiez hier est celle que vous devez être aujourd’hui.

Être seul se dit en anglais alone, ce qui signifie à l’origine all one, soit « tout un ». Appréciez les moments en solitaire.
Les moments de solitude sont faits pour planter des graines qui pousseront et s’épanouiront sur l’inconnu, sur des parties encore non découvertes de la vie. Il y a tant de choses que nous ne pouvons réaliser que dans le silence et dans la solitude! Méditer, lire, rêver, imaginer, créer, se soigner…

Les occupations sédentaires mènent à la dépression nerveuse, au mal de vire et à la dissolution. Changez de paysages, de visages, de climats. Comment est-on libre si l’on reste attaché à sa maison comme une huître à son rocher, dans la routine et l’ennui?

Le jour où j’ai appris à vivre, Laurent Gounelle

Si chacun de nous était conscient de l’immense valeur qui est la sienne, c’est toute la face du monde qui serait changée.
Mais on vit dans une société où l’on dit rarement aux gens le bien que l’on pense d’eux. On a beaucoup de pudeur à l’exprimer et, finalement, beaucoup de retenue: comme des graines qu’on laisserait se dessécher au fond de sa poche au lieu de les semer ou de les confier au souffle du vent, à la terre et à la pluie.

La technologie… Sait-tu pourquoi on en devient dépendant? Parce qu’ils induisent en nous des émotions. Et vois-tu, lorsqu’on ressent des émotions, on se sent vivre. Alors on en veut, encore et encore. C’est pour ça qu’on reste connectés à tous ces réseaux sociaux. Dès qu’un message nous concerne, on ressent une émotion. Un information nous alerte? Une émotion. Quelqu’un pense à moi? Une émotion. Une tempête a frappé dans un pays? Une émotion. Une fois de plus, il n’y a aucun mal à ça, mais à force d’être absorbé parce qui vient de l’extérieur, on perd le contact avec nous-même. Plus nos émotions sont induites par l’extérieur, moins on sait les faire émerger de l’intérieur par nos propres pensées, nos actions, nos ressentis.

Son illusion était de se croire plus intelligent que tout le monde. Ca lui donnait une attitude un peu condescendante à l’égard des autres. Il les écoutait en se tenant un peu en retrait, comme s’il jugeait en permanence les âneries qu’ils racontaient. Je ne parle même pas de son mépris pour les réactions émotionnelles… Il lui arrivait de glisser froidement quelques mots destinés à montrer à son interlocuteur le manque de rationalité de ses propos. Inutile de dire que nous avons perdu beaucoup de nos amis…
Son illusion… c’est sa croyance en la supériorité de son intelligence. Ce n’est pas parce qu’on est scotché dans le mental qu’on est plus intelligent.

On nie tout ce qui nous rapproche de la mort. On cache soigneusement les signes de vieillissement dès leur apparition. On ne valorise que la jeunesse et ses atouts, qui sont les seuls que l’on affiche, comme si vieillir était honteux ou effrayant.

A l’intérieur de ton corps vivent cinq cents espèces de micro-organismes. Cent mille milliards de bactéries vivent dans ton intestin. Ces bactéries qui vivent en toi sont cent fois plus nombreuses que les cellules de ton corps. On a parfois besoin de ceux que l’on croit nos ennemis. Ces bactéries te protègent contre des organismes virulents qui pourraient te rendre gravement malade. Les tuer avec des antibiotiques te rendrait très vulnérable. Les bactéries qui vivent dans ton intestin sont responsables du bon dosage de ta sérotonine. Sans elles, tu en manquerais. La sérotonine, c’est l’hormone qui t’amène à te sentir heureux.

Cessez d’être gentils, soyez vrais!, Thomas d’Assembourg

Peu de gens vivant en couple sont vraiment en relation, de personne à personne, dans un rapport de responsabilité, d’autonomie et de liberté, dans lequel chacun se sente la force et la confiance de dire: « je suis à même de vivre et de trouver la joie sans toi, tu es à même de vivre et de trouver la joie sans moi, nous avons l’un et l’autre cette force et cette autonomie, et en même temps, nous aimons être ensemble parce que c’est encore plus joyeux de partager, d’échanger et d’être ensemble. Ensemble nous ne tentons pas de combler nos manques, mais d’échanger de la plénitude! »

Je crois en effet que très souvent notre souffrance est ignorance: j’ignore une dimension de vie en moi, une dimension de sens qui est comme emmurée dans une pièce perdue de mon palais intérieur, une chambre oubliée; et c’est la souffrance qui vient fissurer le mur, ouvrir la brèche ou tourner la clé de la porte secrète, de sorte que je puisse accéder à un nouvel espace en moi, profond et inattendu. Un lieu où je goûterai davantage d’aisance et de bien-être intérieur, davantage de solidité et de sécurité intérieures et d’où je pourrai me regarder et regarder les autres et le monde avec plus de bienveillance et de tendresse. Et la chambre oubliée s’ouvre alors comme une terrasse sur le monde.

« Je suis à bout de notre jeu de rôles, à bout. J’ai besoin de vivre une relation vraie où je puisse être moi-même et pas « le bon époux qui fait bien tout ce qu’il faut ». J’ai besoin de liberté et de confiance, je suis fatigué du contrôle et de la programmation de tout. Seulement j’ai pas les mots pour te dire ça. J’ai juste appris à cacher mes sentiments et à être gentil, alors j’ai écrasé longtemps. Maintenant j’en peux plus, je pars, mais cela ne veut pas dire que je ne t’aime pas ».

Si nous ne sommes pas vigilants, notre conscience peut se laisser remplir de toutes les mauvaises nouvelles au point de ne plus avoir de place pour accueillir les bonnes. Nous pouvons être attentifs à cette hygiène de conscience, prendre soin de l’ « encrassement » de notre carburateur intérieur, nettoyer nos bougies, vérifier l’allumage, et surtout, nous assurer de la qualité de notre carburant: carburons-nous davantage aux bonnes ou aux mauvaises nouvelles*?

Prends mes mains dans les tiennes, Attilio Stajano (p.127-128)

« Je suis persuadée que l’animisme est une façon d’objectiver des perceptions que nous avons en nous; je dirais pour leur donner corps, s’il n’y avait une contradiction dans les termes. C’est une façon de nous mettre en contact avec des réalités ou des personnes lointaines ou déjà mortes, mais qui vivent dans notre cœur. En ce sens je crois en une forme d’existence après la mort: nous continuerons à vivre dans la mémoire et le cœur de ceux qui nous ont aimés. Je ne sais pas si j’aurai conscience, après la mort, d’être présente au monde à travers le souvenir de mes proches, mais je sais qu’il est important maintenant pour moi de constater que sont présents autour de moi ceux que j’ai aimés et qui m’ont aimée. C’est comme une fête d’anniversaire à laquelle j’ai invité mes proches et à laquelle se présentent, à ma grande surprise, des invités inattendus. Je ne veux pas dire que cette pièce est pleine de fantômes, mais que mon cœur accueille et se souvient de toutes les expériences d’amour de ma vie, et de toutes les relations qui lui ont donné un sens. »

Bertrand Piccard, Changer d’altitude

Notre éducation, en famille ou à l’école, nous présente trop souvent l’existence d’une façon univoque et instille en nous des croyances d’autant plus profondes que nous admirons ceux qui nous les transmettent. [Ils] vivent sur la même planète, mais pas dans le même monde. Leur vision de la réalité dépendra de leur éducation, des expériences qu’ils auront faites et des croyances qu’ils auront acquises. Pourtant, chacun sera certain d’avoir raison et se battra pour le faire savoir. (p.29)

Pour calmer nos craintes face aux incertitudes de la vie, nous risquons de nous enfermer sans le réaliser dans les ornières de la routine, et nos habitudes ne deviennent que des œillères de plus pour éviter de voir les points d’interrogation qui nous entourent. Nous vivons comme si la mort n’existait pas et bannissons de nos pensées ce que nous ne voulons pas envisager.

En fermant les yeux sur un éventuel besoin de découvrir d’autres dimensions, nous construisons petit à petit notre zone de confort. (p.31)

Si nous cherchons à comprendre ce que l’inconnu peut nous apporter, la vie deviendra un extraordinaire terrain d’exercice et de découvertes, un champ expérimental dans lequel nous apprendrons à développer de nouvelles ressources, à inventer de nouvelles solutions pour atteindre l’état de réussite et de bonheur auquel nous aspirons tous. (p.35)

Il en est de même, à une plus petite échelle, pour le vertige et le mal du pays. Que sont-ils sinon une projection de nous-mêmes, sur un axe vertical ou horizontal, dans un autre lieu que celui où nous vivons à l’instant? (p.43)

Je pense que le plus grand risque dans l’existence n’est pas de se lancer dans des sports extrêmes, mais bel et bien d’accepter la vie comme elle est, en fonctionnant comme nous l’avons toujours appris et en continuant à dormir dans les habitudes et les certitudes que nous appelons à tort réalité. (p.46)

L’aventure est une crise que l’on accepte, et même que l’on provoque parfois. A l’inverse, une crise est une possibilité d’aventure offerte par la vie et que l’on refuse, par peur de perdre le contrôle.

L’aventure est une crise qu’on accepte, la crise est une aventure qu’on refuse. Et il est à chaque instant possible dans notre vie de décider si la rupture qui nous arrive est là pour nous détruire ou au contraire pour nous faire évoluer, nous forcer à trouver en nous des ressources dont nous ignorions jusqu’à l’existence. (p.60)

En ce sens, la vie est un grand vol en ballon. Nous sommes bien souvent prisonniers des éléments qui nous emmènent sur des chemins qui ne nous plaisent pas. Nous pouvons certes nous lamenter et tenter de résister, mais ce ne sera que pour souffrir davantage.

Nous ne changerons jamais la direction des courants aériens ni celle des vents de la vie, mais nous pouvons à chaque instant changer d’altitude pour nous en libérer et trouver une meilleure trajectoire (p.82).

Toute variation dans le niveau de vol nécessite non pas d’acquérir quelque chose de nouveau mais de se débarrasser de quelque chose d’ancien. De perdre un peu de ce que l’on possède et transporte avec soi.

Comment pensons-nous pouvoir obtenir un résultat nouveau en utilisant des fonctionnements anciens?

Il faut donc s’entraîner à lâcher du lest, à passer par-dessus bord ce qui nous alourdit et nous garde prisonniers de vieilles manières d’agir et de penser (p.84).

A quoi cela peut-il bien servir de se cantonner à écouter des gens qui pensent comme nous, sinon à se rassurer en constituant encore davantage de lest et à voler plus bas?

Les convictions ne nous appartiennent souvent même pas. Elles sont venues subrepticement de notre éducation, de l’influence de notre famille, de nos amis ou enseignants, avant de se figer dans notre inconscient. (p.89)

D’où l’importance de ne pas être seul à explorer les vents de la vie, mais d’être entouré d’une équipe, d’une famille, d’amis, de conseillers qui, comme les météorologues guidant un ballon, vont nous aider à trouver la meilleure altitude.

Si nous voulons faire connaissance avec quelqu’un, il s’agit de le faire en s’intéressant à ses expériences passées, plutôt qu’à son présent et à ses visions d’avenir.

En d’autres termes, il importe moins de savoir ce que pense quelqu’un que pourquoi il le pense. (p.108)

1+1 = 0 -> A chaque fois que nous ne savons pas comment gérer les divergences d’opinions ou de personnalités.

C’est vrai que les désaccords peuvent faire peur alors que les similitudes rassurent. Il n’en est pas moins vrai que le rejet de ces divergences rend les relations difficiles, voire même inutiles.

Les différences deviennent des obstacles dès lors que chacun essaie de prouver qu’il a raison et l’autre tort.

1+1=3 -> C’est cette relation qui permet de construire chez chacun une nouvelles expériences, un épanouissement mutuel. (p.112)

Il n’y a pas de concurrence possible, puisque chacun ne peut exceller qu’en fonction des compétences complémentaires offertes par l’autre. Cela crée un esprit d’équipe dans lequel on peut valoriser les autres sans manquer soi-même de reconnaissance. (p.114)

On communique véritablement quand on partage des expériences personnelles, pas quand on transmet des informations.

Il est important, pour faire passer un message, d’expliquer simultanément d’où provient notre avis et sur quelle expérience nous nous fondons. Cela aura aussi l’avantage de laisser une porte de sortie à l’interlocuteur pour exprimer un autre avis si sa propre expérience diffère.

Notre tradition judéo-chrétienne nous apprend que c’est à autrui que nous faisons du bien ou du mal à travers la compassion ou la haine, le pardon ou la violence. Or, c’est bien à nous-mêmes que l’énergie dégagée par nos attitudes fait du bien ou du mal. Quand on pardonne à quelqu’un, c’est soi-même avant tout qu’on libère d’un attachement à une situation négative. Quand on hait quelqu’un, c’est à soi-même qu’on fait du mal, ce sont ses propres entrailles que l’on ronge, c’est soi-même que l’on enferme dans une énergie de basse fréquence. La personne que nous haïssons ne souffrira jamais autant que nous-mêmes!

Par le choix que nous faisons de nos pensées, de nos émotions et de nos attitudes, nous oscillons de facto entre la construction de notre enfer et celle de notre paradis. (p.264)

Il y a tant de choses que nous ne voyons pas. Vous êtes-vous déjà imaginé, en regardant un paysage au loin, tout ce qui existe entre ce paysage et vous, et qui est malgré tout invisible? La rétine ne perçoit qu’une bande assez étroite de longueurs d’onde. Les gammes de plus hautes ou plus basses fréquences comme des mouvements de chaleur ou d’onde de radio, peuvent être perçues par des instruments adaptés, mais nous avons pris l’habitude d’ignorer ce que nous ne voyons pas avec nos yeux. (p.273)

Que veux-tu vraiment? Voler très vite dans la mauvaise direction, ou lentement dans la bonne?…

Si toutes les technologies propres étaient utilisées massivement dans le monde, nous pourrions déjà aujourd’hui diviser par deux la consommation d’énergies fossiles et produire la moitié des besoins restants avec des sources renouvelables. Ce qui signifie que nous pourrions fonctionner avec le quart des énergies fossiles utilisées actuellement.

Pourquoi ne le faisons-nous pas?

Parce que nous n’en avons pas encore saisi les avantages en termes d’emplois et de profit. Et bien sûr aussi en raison de cette maudite peur de l’inconnu dont je parle depuis le début de ce livre, du besoin de tourner en rond dans les certitudes et les habitudes. Le manque d’esprit pionnier de nos dirigeants va se payer au prix fort.

Beaucoup trop de gens confondent encore les notions de prix et de coût. (p.288)

Il ne devrait pas y avoir de parti écologiste, seulement des spécialistes de l’écologie dans tous les partis. (p.292)

Pour qu’une communauté fonctionne, elle a besoin d’un équilibre entre les droits et les devoirs de chacun. Nous en sommes arrivés à considérer les devoirs comme des atteintes aux libertés individuelles et les droits comme des justifications à tous les conflits.

Notre société est parvenue à un tel degré de paralysie que le laxisme ambiant engendre des réponses extrémistes et que le politiquement correct étouffe même les réactions les plus normales. (p.293)

Vous n’avez pas besoin d’écouter ceux qui vous disent que c’est impossible. C’est même l’inverse. Si tout le monde approuve votre projet, c’est que vous n’êtes pas assez ambitieux! C’est seulement si vous hésitez vous-mêmes que vous n’y arriverez pas. (p.296)

Qui que nous soyons, avec notre chemin et nos aspirations, notre potentiel et nos handicaps, nous devrions au moins pouvoir nous dire une chose: « J’ai tout fait pour avoir une vie à la fois intéressante et utile. » Intéressante pour apprendre, progresser, se développer. Mais cela ne suffit pas, au risque de rester égoïstement dans son monde. Utile, aussi, afin d’apporter aux autres de l’énergie pour avancer, sans toutefois que notre altruisme nous fasse perdre de vue nos propres buts. Il faut les deux, la relation à soi-même, et la relation aux autres.

Quels que soient les vents que vous rencontrerez, l’essentiel est de vous rappeler que c’est à vous de définir l’altitude de votre existence. (p.299)

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4 réflexions sur “Livres ° Books ° Bücher ° Libri

  1. c’est mon livre de chevet favori ! l’art de la simplicité ! j’ai presque tous les livres de dominique et j’épure chaque jour davantage, ça libère la tête oui…. pour résumer autrement elle dit souvent : « moins amène plus » 🙂

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    • J’aimerais lire d’autres livres de D. Loreau, auriez-vous des suggestions?
      Oui, moins = plus. C’est mon point de vue et celui d’une minorité j’ai l’impression.
      Ce qui est frustrant, c’est d’être convaincu et de ne pas pouvoir convaincre ceux qui nous entourent et qu’on aime.
      J’en suis là. Et pourtant, j’aimerais pouvoir vivre en harmonie. Mais ils agissent à l’opposé de ce que j’essaie de faire.
      Dur dur! 😉

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  2. 3 suggestions intéressantes, je connaissais L’art de la simplicité de D.Loreau mais c’est un excellent rappel de le relire. Je prends note pour les deux premiers (la grande biblio de Montréal est hyper bien fournie).

    La simplicité volontaire est un long chemin, pour beaucoup, solitaire malheureusement. Il faut trouver la satisfaction d’abord en nous-même pour s’épanouir alors, et ne pas avoir d’attente envers notre entourage immédiat. Plus facile à dire qu’à faire 🙂

    Merci pour vos articles inspirants. Je m’abonne!

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    • Merci Lilia! Je ne peux que vous encourager à lire les deux premiers!
      Oui, il faut trouver en soi le courage d’aller au bout de notre démarche. Malheureusement, je trouve que c’est difficile de ne rien attendre de ceux qui vivent avec nous. Ce sont eux qui sont les plus à même de nous comprendre et de nous soutenir… Peut-être qu’un jour ils nous suivront! A chacun son rythme, sa prise ou non de conscience.

      ***Une première abonnée! Youhouuuu! Merci!!! ***

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